
Prévu les 18 et 19 novembre 2025 à Aberdeen, en Écosse, ce sommet met en avant les technologies de la chaîne d’approvisionnement afin de favoriser une transition énergétique juste en Afrique de l’Ouest.
La Chambre Africaine de l’Énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org/) – représentant la voix du secteur énergétique africain – apporte son soutien et son approbation au Sommet de l’énergie en Afrique de l’Ouest (WAES). Prévu les 18 et 19 novembre 2025 à Aberdeen, en Écosse, cet événement revient pour sa deuxième édition afin de favoriser des échanges fructueux entre les partenaires africains et internationaux. L’investissement étant une pierre angulaire de l’avenir énergétique de l’Afrique, ce sommet vise à débloquer les flux de capitaux essentiels pour le développement des projets énergétiques.
Organisé en partenariat avec le ministère de l’Énergie du Ghana, la Commission Pétrolière du Ghana et la Ghana National Petroleum Corporation, le WAES constitue une plateforme de premier plan réunissant fournisseurs de technologies, innovateurs, opérateurs de projets et investisseurs. Se tenant dans la « capitale pétrolière » de l’Écosse, l’événement ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour renforcer les relations entre l’Afrique et l’Écosse dans le secteur du pétrole et du gaz, tout en encourageant un afflux accru d’investissements étrangers et de transferts technologiques dans les projets pétroliers et gaziers africains.
Des partenariats mondiaux et des technologies modernes pour concilier réduction des émissions et sécurité énergétique
Il n’a jamais été aussi stratégique d’investir en Afrique. Le continent regorge d’opportunités, avec des perspectives d’investissement dans des marchés hydrocarbures matures et émergents. L’Angola s’apprête à lancer un cycle de licences en 2025, proposant des blocs onshore et dans des champs marginaux, tout en stimulant les dépenses via une production incrémentale. Le Nigeria a lancé en 2024 un appel d’offres international pour dynamiser le développement de ses bassins pétroliers. La Libye a, quant à elle, ouvert son cycle de licences 2025 ce mois-ci et ambitionne d’augmenter sa production à deux millions de barils par jour dans les années à venir. Ces marchés établis nécessitent des investissements en capital et en technologies pour atteindre leurs objectifs de production, offrant ainsi une opportunité unique aux prestataires de services et opérateurs écossais et européens.
Dans les marchés émergents, la mise en valeur de nouveaux gisements hydrocarbures ouvre également de nombreuses perspectives pour les entreprises internationales. La Namibie prévoit de produire son premier baril de pétrole en 2029 grâce aux projets du bassin de l’Orange et recherche des solutions innovantes en forage et en évaluation pour accélérer ce calendrier. Au Zimbabwe, les explorations révèlent un potentiel de plusieurs billions de pieds cubes de gaz naturel, tandis qu’au Sénégal et en Mauritanie, le démarrage de la production de GNL sur le projet Greater Tortue Ahmeyim met en lumière un potentiel significatif pour des découvertes de milliards de barils dans les bassins voisins.
Une transition énergétique juste et une coopération renforcée avec Aberdeen
Alors que l’Afrique accélère ses projets pétroliers et gaziers, les efforts pour réduire les émissions grâce à des solutions de décarbonation créent de nouvelles opportunités de collaboration avec les acteurs mondiaux. Le continent promeut une transition énergétique juste, intégrant une diversité de solutions, du pétrole et du gaz au charbon, en passant par la géothermie, l’hydrogène vert et les énergies renouvelables.
En tant que pôle d’expertise en services pétroliers, Aberdeen est appelé à jouer un rôle clé dans le soutien aux initiatives africaines en matière de pétrole, de gaz et de décarbonation. Reconnu comme un centre mondial de l’industrie pétrolière et gazière, notamment en matière de technologies offshore, Aberdeen possède un secteur de services robuste, essentiel au développement des projets énergétiques africains. Son expérience dans la gestion de projets complexes en fait un partenaire stratégique pour les pays africains désireux d’améliorer leurs opérations pétrolières et gazières.
Le WAES mettra ainsi en avant les technologies de pointe qui favorisent l’efficacité et la durabilité du secteur énergétique. Les thèmes clés incluent l’optimisation des opérations en amont, la réduction des coûts, le développement des champs, les projets d’infrastructure et la gestion des actifs. En présentant des avancées en intelligence artificielle, en analyse de données et en maintenance prédictive, le sommet offrira aux acteurs africains une plateforme pour explorer des solutions facilitant une transition énergétique équilibrée.
« Il est impératif que les dirigeants africains adoptent une stratégie et une voix unifiées pour la transition énergétique du continent. Nous devons clarifier les besoins et les réalités propres à l’Afrique et expliquer le rôle essentiel que joueront le pétrole et le gaz dans l’atteinte de la neutralité carbone au cours des prochaines décennies. Le pétrole et le gaz resteront des éléments majeurs du paysage énergétique africain pour de nombreuses années. Grâce aux partenariats internationaux, aux technologies modernes et à des investissements accrus, l’Afrique est en mesure d’atteindre ses objectifs multidimensionnels de réduction des émissions tout en renforçant sa sécurité énergétique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.